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<QUESTIONS_AU_GOUVERNEMENT> 
<date><jour>MERCREDI 27 MAI 2009</jour>
<question>&#201;tat civil des d&#233;port&#233;s 
de la Seconde guerre mondiale</question>
<presidant1><titre>M. le pr&#233;sident</titre><parole>"La parole est &#224; M. Charles de Courson, pour le groupe Nouveau Centre."</parole></presidant1>

<depute><titre>M. Charles de Courson</titre> <questions>"Monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la d&#233;fense et aux anciens combattants, la loi du 15 mai 1985 sur les actes et jugements d&#233;claratifs de d&#233;c&#232;s des personnes mortes en d&#233;portation pr&#233;voyait deux cat&#233;gories de mesures : l'apposition d'une mention &#171; Mort en d&#233;portation &#187; sur les actes d'&#233;tat civil et la fixation de r&#232;gles quant au lieu et &#224; la date du d&#233;c&#232;s.&#160;</questions><questions>L'objectif &#233;tait double : d'une part, r&#233;gler la situation juridique des personnes disparues dans les camps de concentration et pour lesquelles aucun acte ou jugement n'est encore intervenu et, d'autre part, mettre en &#233;vidence la r&#233;alit&#233; historique des circonstances du d&#233;c&#232;s de l'ensemble des victimes de la d&#233;portation. D'apr&#232;s l'article 2 de cette loi, le ministre des anciens combattants &#233;tait charg&#233; de prendre, apr&#232;s enqu&#234;te, la d&#233;cision de faire approuver la mention &#171; Mort en d&#233;portation &#187;.</questions><questions>Cette mesure, vingt-quatre ans plus tard, n'a &#233;t&#233; appliqu&#233;e que pour un peu moins de la moiti&#233; des cas concern&#233;s. En effet, selon les chiffres du minist&#232;re, arr&#234;t&#233;s au 20 mai 2009, la mention &#171; Mort en d&#233;portation &#187; ne figure que sur 54 503 actes d'&#233;tat civil, alors que 115 500 personnes &#233;taient concern&#233;es. Cette situation n'est pas acceptable.</questions><questions>Monsieur le secr&#233;taire d'&#201;tat, quelles mesures allez-vous mettre en oeuvre pour que le dispositif pr&#233;vu par la loi du 15 mai 1985 soit enti&#232;rement appliqu&#233; et que l'hommage que les personnes disparues en d&#233;portation m&#233;ritent, leur soit enfin rendu ? (Applaudissements sur les bancs des groupes NC et UMP.)"</questions></depute> 

<presidant2><titre>M. le pr&#233;sident</titre> <parole>"La parole est &#224; M. Jean-Marie Bockel, secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la d&#233;fense et aux anciens combattants." </parole></presidant2>

<ministre><titre>M. Jean-Marie Bockel, secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la d&#233;fense et aux anciens combattants</titre>
<reponse>"La question que vous posez, monsieur le d&#233;put&#233;, est extr&#234;mement importante. Certains, ici - c'est votre cas pour votre famille -, sont personnellement concern&#233;s par ce drame, mais c'est nous tous, m&#234;me si nous ne sommes pas familialement touch&#233;s, qui devons nous engager pour pouvoir enfin aller jusqu'au bout de ces r&#233;gularisations et, ce qui est encore plus important, rendre &#224; toutes ces personnes d&#233;port&#233;es et disparues l'hommage que nous leur devons.</reponse>
<reponse>Ainsi que vous l'avez soulign&#233;, la loi de 1985 a pos&#233; d'embl&#233;e un certain nombre de difficult&#233;s d'application. Je pense notamment - c'est un exemple important - &#224; ces personnes d&#233;port&#233;es venues d'Europe de l'est et pour lesquelles des probl&#232;mes d'archives, parfois difficiles &#224; obtenir ou inexploitables, se sont pos&#233;s. N&#233;anmoins, ce n'est pas une raison pour ne pas acc&#233;l&#233;rer le rythme de ces r&#233;gularisations.</reponse>
<reponse>Vous avez rappel&#233; les chiffres ; nous sommes aujourd'hui mobilis&#233;s pour que ces 115 000 dossiers qui ne sont pas encore trait&#233;s puissent l'&#234;tre rapidement. Ainsi, tr&#232;s concr&#232;tement, la garde des sceaux a adress&#233;, le 29 octobre dernier, une circulaire aux parquets afin qu'il y ait une r&#233;ponse uniforme dans le traitement judiciaire de ces dossiers. La r&#233;gularisation est une chose, mais elle va permettre davantage encore l'hommage.</reponse>
<reponse>Il existe, certes, les journ&#233;es nationales, comme la journ&#233;e de la d&#233;portation, la journ&#233;e de la m&#233;moire de la Shoah et d'autres temps forts. Cependant c'est tous les jours que nous devons, avec notamment le travail de la Fondation pour la m&#233;moire de la d&#233;portation, les universitaires, l'&#233;ducation nationale, passer ce message aux jeunes g&#233;n&#233;rations. Une soci&#233;t&#233; qui n'a pas de m&#233;moire n'a pas d'avenir, ne l'oublions jamais ! (Applaudissements sur de nombreux bancs des groupes UMP et NC.)"</reponse>
</ministre>
</date>
</QUESTIONS_AU_GOUVERNEMENT>
